La flore intestinale d'un cheval est un écosystème très sensible composé de milliards de micro-organismes. Dans la nature, les chevaux sont adaptés à une alimentation riche en fibres et pauvre. Cependant, notre quotidien équestre moderne (concentrations élevées d'amidon dans l'aliment concentré, longues pauses alimentaires, stress au sein du troupeau, administration nécessaire de médicaments ou vermifuges) surcharge souvent ce système.
Lorsqu'une trop grande quantité de sucre et d'amidon non digérés parvient dans le cæcum et le gros intestin, l'équilibre bactérien est perturbé. Le pH diminue drastiquement – le cheval s'acidifie en profondeur. Dans cet environnement acide, les souches bactériennes utiles digérant les fibres brutes meurent en masse. Au cours de ce processus de décomposition biologique, des toxines métaboliques sont libérées, irritant la muqueuse intestinale sensible et pouvant passer directement dans la circulation sanguine. Les organes de détoxification sont surchargés, le cheval développe des crottins liquides très odorants, souffre de ballonnements douloureux et stocke les acides en excès dans les tissus musculaires. Il est essentiel de briser proactivement ce cercle vicieux d'acidose et de dysbiose.